Le témoin d’un meurtre lors de prélèvements d’organes sur une pratiquante de Falun Gong raconte Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-12-2009

Bloody Harvest
Un enquêteur de la Coalition d'Investigation sur la persécution du Falun Gong (CIPFG) a enregistré une conversation de près de 30 minutes avec un témoin consentant (dont le nom est omis pour des raisons de sécurité). Le témoin, un policier, raconte une scène de prélèvement d’organes à vif sur une pratiquante de Falun Gong à laquelle il a assisté en 2002.

Veuillez cliquer ici pour écouter la conversation

Résumé des événements : En 2002, le témoin travaillait pour le système de sécurité publique (i.e. police) de la province du Liaoning, et il a participé à des arrestations illégales et à la torture de pratiquants de Falun Gong. Parmi eux, une pratiquante de Falun Gong d’une trentaine d’années, après une semaine de tortures et de gavage forcé, avait des blessures et des cicatrices sur tout le corps. Le 9 avril 2002, un certain bureau de la Sécurité publique de la province du Liaoning a envoyé deux chirurgiens militaires, l’un chirurgien militaire de l’Hôpital général de l’Armée de libération du peuple de la région militaire de Shenyang et l’autre chirurgien militaire diplômé de la Seconde Université médicale militaire. Ils ont transféré cette femme à un autre endroit (Note 1). Alors que la victime était pleinement consciente, sans utiliser d’anesthésie, ils lui ont retiré le cœur, les reins et d’autres organes. Le témoin était un garde de la police armée à l’époque, il a assisté à toute la scène du prélèvement d’organes à vif.

Le témoin a également révélé que, durant la période où il travaillait pour le Bureau de la sécurité publique de Jinzhou, Wang Lijun, alors chef du Bureau, a émis l’ordre de "les éradiquer tous" en parlant des pratiquants de Falun Gong. Le témoin lui-même avait participé aux arrestations illégales de pratiquants de Falun Gong et avait de nombreuses fois torturé les pratiquants durant des interrogatoires. A savoir que la province du Liaoning est une des régions où la persécution des pratiquants de Falun Gong est la plus sévère. Selon des données incomplètes, le nombre de décès de pratiquants de Falun Gong dans cette seule province d'après le site Minghui.Net atteint 406 depuis 1999. Wang Lijun est actuellement le chef du Bureau de la Sécurité publique de Chongqing, il mène avec zèle une persécution agressive à l’encontre des pratiquants de Falun Gong, sous le slogan de « détruire les sociétés souterraines de type mafia », en coordination avec Bo Xilai, le Secrétaire général du Comité du Parti communiste chinois. (Pour plus d’informations, veuillez consulter les articles concernés sur Minghui.net, par exemple « Des policiers de Chongqing ont intensifié la persécution envers les disciples de Falun Dafa » http://search.minghui.org/mh/articles/2009/8/24/207093.html Note 2) 

Note 1: Durant la première conversation, afin de ne pas s’exposer lui-même, le témoin n’a pas spécifié l’endroit où le prélèvement d’organes avait eu lieu. Lors de la seconde conversation, le témoin a clairement indiqué que le prélèvement d’organes à vif avait eu lieu dans une salle d’opération au 15ème étage de l’Hôpital général de la région militaire de Shenyang. Il a été confirmé que les 15ème 16ème et 17ème étage de l’Hôpital général de la région militaire de Shenyang sont utilisés pour la chirurgie.

Note 2: Bien que manquant de diplômes appropriés et d’antécédents universitaires, Wang Lijun a les titres d’analyste dans le Bureau de droit pénal de l’école de droit de l’Université de Pékin, et de vice-président des Examinateurs de médecine médico-légale de l’Association Internationale "Heads and Faces". La plupart de ses articles publiés étaient des examens de médecine médico-légale de "heads ans faces". Toutefois, dans son CV officiel, il y a un paragraphe de description sans rapport avec la médecine médico-légale mais avec la transplantation : « (il) a exécuté la première expérience d’analyse de transplantation d’organe’ après injection médicinale en Chine ». 

Voici la retranscription d'une partie de la conversation :

Le témoin : Un scalpel, un couteau chirurgical à la poitrine. Lorsqu’il a coupé la poitrine, le sang a jailli. Il a jailli, pas…

Question: La personne que vous avez vue était-elle un homme ou une femme ?

Le témoin: Une femme.

Question: Jeune ? 

Le témoin : Peut-être la trentaine

Question: Est-ce qu’elle criait encore "Falun Dafa Hao (Falun Dafa est bon)" ?

Le témoin : Oui, encore, elle continuait à crier.

Question: Veuillez décrire ce qu’elle disait à ce moment là.

Le témoin : A ce moment là, nous l’avions interrogée et torturée depuis environ une semaine. Elle avait déjà beaucoup de blessures sur le corps. Nous l'avons aussi frappée à coups de matraques électriques. Elle en perdait la tête. Elle avait déjà été battue à .... Comme elle refusait de manger quoi que ce soit, nous avons versé de force du lait dans son estomac. Elle ne voulait pas boire, donc nous l’avons gavée de force. Vous savez, lorsque l'on pinçait son nez, par réflexe, elle buvait le lait. Par conséquent, on l'a maintenue en vie de cette façon, mais elle avait perdu presque 15 jin (l’équivalent de 7.5 kilos) en sept jours. Cependant, nous ne le savions pas sur le moment, c’est probablement un certain bureau au sein du Bureau de la sécurité publique de la province du Liaoning (quoi qu’il en soit c’était un bureau très secret) qui a envoyé deux personnes. L’une des deux était chirurgien militaire de l’Hôpital général de la région militaire de Shenyang de l’Armée de libération du peuple (ALP), et l’autre diplômé de la Seconde Université militaire médicale. Précisément, l’un d’entre eux était relativement âgé, et l’autre était jeune. Ils lui ont fait quelque chose dans une salle d’opération de l’hôpital psychiatrique dans lequel elle avait été envoyée. Ils ne lui ont injecté aucune anesthésie. Ils lui ont ouvert la poitrine avec un couteau sans que leurs mains tremblent. Si c’était moi j’aurais tremblé. Bien que je sois de la police armée, que j’aie utilisé des fusils, que j'aie été formé avec de vraies munitions, et que j'aie vu de nombreux cadavres, lorsque j’ai vu ces chirurgiens militaires, j’ai été vraiment étonné. Leurs mains ne tremblaient pas du tout ; ils ont mis leur masque chirurgical et ont coupé directement. A l’époque, nous (la police armée) montions la garde avec un fusil dans chaque main. A ce moment, elle avait déjà été ouverte. Puis "Ah" : elle a crié très fort une fois. Puis elle a crié "Falun Dafa Hao."

Question: Elle a crié "Falun Dafa Hao" quand sa poitrine a été ouverte ?

Le témoin : Elle a crié "Ah" très fort, en disant "Falun Dafa Hao". Elle a dit "vous m’avez tuée, une personne." (je pense) ça voulait dire à peu près "Vous avez tué une personne comme moi. Pouvez-vous tuer plusieurs centaines de millions d’entre nous, des gens que vous persécutez pour nos croyances ?" A ce moment ce médecin, ce chirurgien militaire a hésité. Puis il m’a regardé, puis notre supérieur … Alors notre supérieur a acquiescé et il a continué à faire les veines … (Son) cœur a été retiré en premier, puis les reins. Lorsque ses veines cardiaques ont été coupées avec des ciseaux, elle a commencé à se tordre. C’était vraiment horrible. Je peux imiter sa voix pour vous, bien que je ne puisse pas bien l’imiter. Le bruit était comme lorsque quelque chose se déchire, et elle a continué "ah". Dès lors elle a eu constamment la bouche grande ouverte, les yeux grands ouverts. Ah … je ne veux pas continuer. 

(Certaines parties sont omises) 

Le témoin : À cette époque, cette femme était professeur, dans un lycée. Son fils doit avoir presque douze ans maintenant. Son mari n'avait pas beaucoup de capacités (i.e. pas de pouvoir ni d'influence). Il devait être ouvrier dans une usine. Avant cela, elle a enduré de plus grandes humiliations encore. Beaucoup de nos policiers étaient pervers. Ils utilisaient des pinces et d’autres équipements dont je ne sais même pas où ils avaient pu se les procurer, pour la violenter. J’ai vu tout ça de mes propres yeux, mais je regrette de n'avoir pris aucune photos. Elle était belle, assez belle, (alors les policiers) l’ont violée … c'était très fréquent.

Question: C’est ce à quoi vous avez assisté dans le poste de police où vous restiez … ? 

Le témoin: Je ne restais pas dans un poste de police. J’étais dans un centre de formation, qui était dans la cour d’un hôtel. (Les policiers) louaient dix chambres dans un petit bâtiment. Ils faisaient ça dans un petit hôtel. 

Question: Une prison secrète ?

Le témoin: Plus ou moins.

Question: S’ils étaient pratiquants de Falun Gong, ils étaient envoyés là ?

Le témoin : Oui

Question: Même avant qu’ils soient jugés, ils étaient envoyés là ?

Le témoin : Quoi qu’il en soit, nous (i.e. les policiers) changeons souvent d’endroits sur demande, très rapidement.

(Certaines parties sont omises)

Question: Vous ne m’avez pas dit le moment spécifique.

Le témoin: C’était le 9 avril 2002

Question: le 9 avril ?

Le témoin : Oui, l’opération a commencé le 9 avril vers 17h et a duré trois heures. Avant cela, ça a duré pendant un mois.

Question: Que voulez vous dire par là?

Le témoin: Nous l’avons interrogée et torturée pendant un mois.

(Certaines parties sont omises)

Question: Les avez-vous torturés une fois lors d'un interrogatoire pour leur soutirer des informations, ou de nombreuses fois ?

Le témoin : Beaucoup de fois. A ce moment là, Wang Lijun, actuellement chef du Bureau de la Sécurité publique de Chongqing, nous avait ordonné “il faut les éradiquer tous”.


Coalition d'Investigation sur la persécution du Falun Gong (CIPFG)
Tél: 347-448-5790 - Fax: 347-402-1444
Mailing Address : P.O. Box 84 New York, NY,10116, USA
Sites web:  http://upholdjustice.org/, http://zhuichaguoji.org

 





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