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Bulletins
10-06-2008
10 choses à savoir sur les JO de Pékin et le Falun Gong

JO Pékin 2008
Les JO de Pékin 2008 sont l'occasion pour le régime de durcir les mesures de répression sur les citoyens
1. Le président du Comité Olympique en Chine est présumé coupable de torture

2. Pour préparer les JO, la sécurité chinoise a lancé une campagne « Frapper fort » contre le Falun Gong

3. Des pratiquants de Falun Gong sont tués en garde à vue policière plus rapidement et plus fréquemment depuis l’attribution des JO

4. Des milliers de pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés « en prévision » des Jeux

5. Les pratiquants de Falun Gong sont officiellement exclus des Jeux pour des questions de croyance religieuse, en violation flagrante de la Charte Olympique

6. Le Falun Gong n’a jamais pris position sur un boycott des JO

7. Un « nettoyage » des régions accueillant des structures olympiques a provoqué l’arrestation de résidents locaux qui pratiquent le Falun Gong

8. En dépit d’un prétendu assouplissement des règles pour les journalistes étrangers, le Falun Gong reste un sujet tabou

9. Des centaines de milliers de pratiquants de Falun Gong vivront les JO depuis les camps de travaux forcés, où ils sont souvent torturés

10. La plupart des Chinois ne savent rien de tout ce qui précède parce que les informations indépendantes sur le Falun Gong sont censurées en Chine


(1) Le président du Comité Olympique en Chine est présumé coupable de torture

En 2004, une cour fédérale américaine a déclaré que Liu Qi, l’homme qui dirige le Comité d’organisation des Jeux Olympiques de Pékin, était responsable de la torture d’adhérents du Falun Gong pendant son mandat en tant que maire de Pékin de 1999 à 2002. Selon le Centre pour le reportage d’investigation, qui a rendu la nouvelle publique en avril 2008.

« ... la Cour de district de San Francisco a déterminé en 2004 que Liu Qi était responsable de la détention illégale et de la torture de deux citoyens chinois et d'agression sexuelle sur une femme française en Chine. Les plaignants, qui étaient représentés par le ‘Center for Justice and Accountability’, ont présenté la preuve qu’en sa qualité de maire, Liu a dirigé les forces de sécurité pour réprimer violemment le Falun Gong. Par ailleurs, la police sous ses ordres a soumis les plaignants et d’autres adhérents du Falun Gong à Pékin à des passages à tabac, des abus sexuels, et des électrocutions au moyen d’aiguilles enfoncées dans [le] corps. »

Pour davantage d’information, visitez le site Center for Investigative reporting 

Résumé du procès et documents sur le site Center for Justice & Accountability 

 

(2) Pour préparer les JO, la sécurité chinoise a lancé une campagne « Frapper fort » contre le Falun Gong.

Selon Amnesty International, en préparant les Jeux, l’ancien Ministre de la sécurité publique Zhou Yongkang a émis l’ordre suivant dans le contexte de « tenir avec succès le 17ème Congrès du Parti communiste [en octobre 2007] et les Jeux Olympiques de Pékin » :

« Nous devons frapper un grand coup les forces hostiles chez nous et à l’étranger, telles que les séparatistes ethniques …. Et les ‘organisations hérétiques’ telles que le Falun Gong. »

Source: Amnesty International

(3) Des pratiquants de Falun Gong sont tués en garde à vue policière plus rapidement et plus fréquemment depuis l’attribution des JO à la Chine

Dans les trois premiers mois de l’année 2008, le Centre d’Information de Falun Dafa (CIFDF) a documenté six cas de morts de pratiquants qui se sont produites 16 jours après l’arrestation et dans certains cas quelques heures après. En comparaison, en 2007, c’était au cours d’une année que le même nombre de personnes perdait la vie en une période de détention aussi courte. Dans plusieurs cas récents, les membres de famille ont pu voir le corps avant sa crémation et constater des signes de torture, dont des marques de strangulations ou des contusions suite aux décharges de matraques électriques.

Une des victimes les plus connues est M. Yu Zhou, 42 ans, musicien qui a été arrêté avec son épouse Xu Na fin janvier alors qu’ils rentraient chez eux d'un concert qu’ils venaient de donner. Onze jours après leur arrestation, les autorités ont notifié leur famille de venir au Centre des urgences de Qinghe, Yu était déjà mort. Avant sa détention il était en bonne santé, mais l’hôpital a refusé l’autopsie. Mme Xu, qui avait été relâchée en 2006, après cinq ans de prison pour sa pratique du Falun Gong, est toujours détenue au moment de la rédaction de ce communiqué.

Selon le London Times, qui a couvert la nouvelle de la mort de Yu :

« La mort de Yu Zhou, un chanteur de 42 ans, fait l’objet de discussions animées entre fans de musiques sur les sites web chinois. ‘Une autre belle âme a quitté ce monde’ a commenté un fan consterné. Yu avait un fidèle public de jeunes Chinois qui aimaient ses ballades folk très douces. Son groupe, Xiao Juan et les Résidents de la vallée, ont sorti deux CD à succès et sont passés sur la chaîne de télévision Phoenix. »

Informations sur la récente augmentation des cas de morts en détention : voir communiqué du CIFD

Article sur la mort du chanteur Yu Zhou par le London Times

(4) Des milliers de pratiquants de Falun Gong dans toute la Chine ont été arrêtés « en prévision » des Jeux

Suivant des ordres tels que ceux de Zhou Yongkang's (voir #2 ci-dessus), les agences de la sécurité chinoise ont mené des arrestations à grande échelle de pratiquants de Falun Gong à travers toute la Chine ces derniers mois tandis que les autorités intensifient leurs efforts pour « éradiquer » la pratique avant les Jeux Olympiques en août.

Depuis janvier, le CIFD a reçu des rapports réguliers d’adhérents et de leurs familles en Chine témoignant de perquisitions porte à porte suivies d’arrestations. Selon des statistiques incomplètes compilées à partir de ces rapports, il y a eu au moins 2000 arrestations dans 29 provinces, grandes villes, et régions autonomes. Dans la seule ville de Pékin, plus de 150 arrestations ont été confirmées.

Voir communiqué
NOTE: Un rapport de suivi avec des statistiques mises à jour et des détails sera publié prochainement

(5) Les pratiquants de Falun Gong sont officiellement exclus des Jeux en raison de leur croyance religieuse, en violation flagrante de la Charte Olympique.

Tout au long de l’année 2007, plusieurs déclarations de hauts fonctionnaires, ainsi qu’un document interne, ont indiqué que les adhérents du Falun Gong, qu’ils soient en Chine ou à l’étranger, seraient exclus de la participation aux Jeux Olympiques 2008, qu’ils soient athlètes, entraîneurs, journalistes ou spectateurs. Une telle politique discriminatoire sur la base des croyances religieuses contrevient à la fois à la Charte Olympique ainsi qu’au code d’éthique signé à Pékin en avril 2007.

Une admission officielle de l’intention d’exclure les étrangers qui pratiquent le Falun Gong des Jeux a été fournie en novembre 2007 par Li Zhanjun, directeur du centre de presse des JO de Pékin.

Tout en rejetant les allégations que les autorités chinoises avaient l’intention de limiter l’entrée des Bibles pour usage religieux personnel, Li a mentionné que les textes du Falun Gong faisaient exception. Comme l’ont rapporté l'agence Associated Press « Nous ne le reconnaissons pas [le Falun Gong] …par conséquent les textes du Falun Gong, les activités du Falun Gong en Chine sont interdits. »

Pour davantage d’information veuillez consulter, consultez le site faluninfo.net
Article du Herald Tribune :

(6) Le Falun Gong n’a jamais pris position sur un boycott des JO

En tant que pratique spirituelle, le Falun Gong ne prend pas position sur des questions telles que le boycott des JO. Mais les adhérents du Falun Gong peuvent avoir leurs propres positions et faire des déclarations personnelles. Néanmoins, de tels points de vue ne représentent que l’opinion d’un certain individu et non du Falun Gong en tant qu’ensemble.
Ce qui préoccupe le CIFDF c’est l’escalade des abus et des meurtres extra-judiciaires de pratiquants à l’approche et en raison des Jeux. Suffisamment de preuves, notamment les points présentés dans ce document, montrent comment les dirigeants communistes utilisent les Jeux Olympiques pour intensifier la campagne « d’éradication » du Falun Gong.

(7) Un « nettoyage » des régions accueillant des structures olympiques provoque l’arrestation de résidents locaux qui pratiquent le Falun Gong

Entre septembre et mars 2008, au moins 16 adhérents du Falun Gong ont été arrêtés dans le seul secteur de Chaoyang, qui doit accueillir les événements de volleyball et de tennis de plage, et 10 du secteur de Shunyi, le site des épreuves d’avirons et de kayak des Jeux. Au total, des rafles de 156 pratiquants à Pékin et au moins 1878 dans toute la nation se sont produites durant l’automne.

Selon les rapports reçus par le CIFDF, de nombreuses autres arrestations ont suivi le processus suivant : des agents des commissariats de police ou de la branche locale du Bureau de la Sécurité publique (BSP) se présentent au domicile des adhérents ou sur leurs lieux de travail, mènent une fouille à la recherche de documents liés au Falun Gong, puis emmènent les individus au centre de détention du secteur. Dans certains cas, les membres de famille ou les collègues de travail qui ne pratiquent pas le Falun Gong ont été également emmenés en détention.

La nature systématique des arrestations suggère que les autorités utilisent une liste préalablement compilée d’adhérents locaux – une pratique courante du BSP. Selon l’ancien agent du BSP Hao Fengjun, qui reside actuellement en Australie dans l’agglomération de Tianjin, où Hao travaillait auparavant, avait une base de données de 30.000 noms de pratiquants de Falun Gong.

Vous pouvez trouver la liste des 67 adhérents détenus à Pékin en mars 2008, y compris les 16 mentionnés ci-dessus.

(8) En dépit d’un prétendu assouplissement des règles pour les journalistes étrangers, le Falun Gong reste un sujet tabou

Le gouvernement chinois a publié des règlements temporaires pour les journalistes étrangers en janvier 2007. Les directives, en place jusqu’en octobre 2008, réduisent les restrictions de voyage et les nécessités de pré approbations pour les interviews. Selon le Comité de Protection des Journalistes (CPJ) cependant, en pratique

« le gouvernement continue à interférer avec les journalistes étrangers, en particulier concernant des sujets tabous comme le Tibet ou le Falun Gong. »

Ce qui suit est un extrait d’un récent rapport du CPJ illustrant l’obstacle officiel placé devant les journalistes qui cherchent à couvrir le sujet du Falun Gong :

Pour encadrer les 21 500 journalistes étrangers accrédités et les 5000 à 10.000 non accrédités qui se rendront à Pékin pour les Jeux, les organisateurs des JO en Chine ont publié un manuel en anglais à l’intention de la police.

Il donne quelques indications sur l’accueil que recevront les journalistes étrangers. Dans une section intitulée « Comment empêcher la couverture illégale, » le dialogue pratique met en scène un officier de police face à un journaliste qui essaie de couvrir une histoire sur le groupe interdit du Falun Gong.

- « Excusez moi, Monsieur. Arrêtez-vous s’il vous plaît, » dit le policier poliment mais fermement, avant d’expliquer dans un anglais d’un niveau impressionnant:
- « C’est au delà des limites de ce que vous pouvez couvrir et illégal. En tant que journaliste étranger en Chine, vous devriez obéir aux lois chinoises et ne rien faire allant contre votre statut. »
- « Oh, je vois. Puis-je partir à présent ? » dit, plein d’espoir, le journaliste en visite.
- « Non. Suivez-nous, » doit répondre le policier à ce moment.
- « Pourquoi faire ? »
- « Pour éclaircir cette affaire. »

Vous pouvez lire le reportage original dont est tiré cet extrait et toute une discussion sur les violations de la liberté de la presse avant les Jeux Olympiques sur le site du Comité de Protection des Journalistes CPJ

 

(9) Des centaines de milliers de pratiquants de Falun Gong vivront les JO depuis les camps de travaux forcés, où ils sont souvent torturés

Permettant de condamner aux travaux forcés sans passer par un procès les camps demeurent une des principales façons pour les autorités chinoises de punir ceux qui pratiquent le Falun Gong. Selon le rapport d’état 2007 des Etats-Unis sur les droits de l’homme en Chine :

« Certains observateurs ont estimé que les adhérents du Falun Gong constituent au moins la moitié des 250.000 détenus enregistrés dans les camps de rééducation par le travail, tandis que les sources du Falun Gong donnent un nombre beaucoup plus élevé. »

Les adhérents sont habituellement ramassés par la police à leur domicile ou sur leur lieu de travail, où tandis qu’ils distribuent une information sur la pratique et la persécution. Après être détenus dans un centre de détention, ils sont condamnés à un séjour en camp de travail. Ils ne sont jamais traduits devant un juge et la plupart se voient refuser le droit d’embaucher un avocat. Selon Amnesty International :

« La décision d’assigner une personne à la rééducation par le travail forcé est prise par la police sans inculpation ni procès. Les gens peuvent être détenus pour des durées allant jusqu’à trois ans, qui peuvent être prolongées d’une année supplémentaire si nécessaire … [1] En prévision des Jeux Olympiques 2008, la police de Pékin a recouru à des pratiques abusives de détention tels que la rééducation par le travail forcé, pour ‘nettoyer la ville.’ »

Une fois en camp de travaux forcés, les adhérents du Falun Gong sont privés de sommeil, et torturés, notamment au moyen de matraques électriques dans le but de les forcer à renoncer à leur foi. En 2006, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture a déclaré que les pratiquants de Falun Gong représentaient 66 pour cent des victimes présumées de torture en détention.

Le journal Daily Mirror a publié deux récits de pratiquants de Falun Gong qui ont été détenus en camp de rééducation par le travail forcé :
«Annie Yang révèle que les gardes de la torche Olympique l’ont placée dans un camp de travail forcé»

Amnesty International a lancé un appel pour faire libérer Bu Dongwei, pratiquant de Falun Gong détenu dans un camp de travail forcé à Pékin.

10. La plupart des Chinois ne savent rien de tout ce qui précède parce que les informations indépendantes sur le Falun Gong sont censurées en Chine

Pour la majorité des Chinois, les seules sources d’information sur le sujet du Falun Gong sont les médias d’Etat ou les sites web tenus par le gouvernement, qui ont tous été utilisés pour diffamer le Falun Gong et nier les violations des droits de l’homme. Les journalistes en Chine continentale ont reçu des directives spécifiques interdisant une couverture indépendante de ce sujet.

Sur Internet, le mot Falun Gong et des termes qui y sont liés sont parmi les mots les plus sévèrement filtrés par le « Grand pare-feu chinois » Selon le Comité de Protection des Journalistes : « Une recherche avec ‘Falun Gong’ n’aboutit pas à une page blanche mais dirigera vers les sites soigneusement contrôlés par le gouvernement. »

Des sites comme celui du CIFD, tenus par des pratiquants de Falun Gong à l’étranger et qui comportent de nombreuses informations sur les violations des droits de l’homme, sont inaccessibles depuis la Chine. Sont aussi inaccessibles les sites d’organisations indépendantes telles que Amnesty International ou Human Rights Watch. Même une discussion sur le sujet par la voie de Messenger est bloquée par des filtres mis en place lorsque le logiciel chinois IM software est téléchargé (voir ci-dessous).

La seule façon d’accéder à une information indépendante sur le Falun Gong depuis la Chine est avec un serveur proxy utilisé pour contourner la censure, un luxe technologique qui demeure inabordable pour la plupart des Chinois.

En conséquence, bien qu’ils vivent en Chine, de nombreux Chinois demeurent ignorants de la nature non violente des adhérents du Falun Gong ou de la brutalité à laquelle ils sont confrontés.

Brève explication sur la censure en ligne en Chine sur le site du Comité de Protection des Journalistes
Liste des mots censurés intégrés dans le logiciel IM (dont 20% ont à voir avec le Falun Gong) :

Rappel

Créé en 1999, le Centre d’Information du Falun Dafa est basé à New York, il documente les violations commises contre les gens qui pratiquent le Falun Gong (ou « Falun Dafa ») en République Populaire de Chine. En juillet 1999 le Parti communiste autocratique de Chine a lancé une campagne illégale d’arrestations, de violences et de propagande avec l’intention d’ « éradiquer » cette pratique pourtant apolitique. Il semble que certains dirigeants craignaient alors l’influence que pourraient avoir les 100 millions de personnes pratiquant cette méthode bouddhiste. La campagne a depuis augmenté en violence et en ampleur, avec des millions de personnes détenues ou envoyées dans des camps de travaux forcés. Le Centre a pu documenter 3164 cas de décès et plus de 63.000 cas de torture en détention (communiqués). Falun Gong est un qigong de style traditionnel typique de l’héritage chinois qui consiste à se cultiver pour la santé et l’élévation spirituelle.


POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS VEUILLEZ CONTACTER LE CENTRE D'INFORMATION DU FALUN DAFA

En français, le CIFD
Contact presse en France : Hélène Tong (06.22.45.63.81)






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